Ils ne leur manque que la conscience

L’animal doué de raison
Les animaux interagissent entre eux dans différents contextes par une multitude de perceptions sensorielles adaptés à leurs environnements. Leurs instincts et leurs sens sont constamment sollicités pour leur survie. Dans l’étude du comportement animalier qu’il soit domestique, d’élevage ou sauvage on a pu constater que certaines espèces étaient plus réceptive que d’autres, que certains d’entre eux étaient capables de reproduire des tests avec habileté et intelligence.
Ces tests jusqu’à ce jour n’ont jamais permis d’entrée réellement en contact avec l’animal dans le sens d’un dialogue ou d’un échange d’idées.

Des origines communes
Malgré des origines communes et sans doute par ce manque d’intelligence confronté, l’animal n’a jamais vraiment été considéré comme l’égal de l’homme tant sur le plan juridique, philosophique ou religieux. Pourtant comme lui, l’animal est capable de sensibilité, d’intelligence ou d’empathie. Apte à ressentir la douleur et le stress, l’homme à préféré ignorer ce constat.

La nature soumise à l’homme
Pendant des siècles l’animal fut réduit à la servitude et à l’élevage.
La nature soumise à l’homme tout-puissant fut également encouragé par les dogmes des trois religions monothéistes: Le judaïsme, Le christianisme et L’Islam.

Si l’animal reste encore en majorité un produit de consommation, la société a énormément évolué. Aujourd’hui, la population réclame une plus forte considération de l’animal. Depuis 1988 le conseil de l’Europe à mis en place plusieurs conventions concernant la protection et la préservation des espèces. Épargner souffrances et dommage évitable aux animaux aptes à ressentir douleurs et émotions.

La loi à géométrie variable
L’application effective de ces conventions est ajusté dans chaque pays selon des géométries variables. Elle permet d’autoriser des dérogations, une sorte d’immunité légale dès qu’il s’agit d’une tradition locale ou d’un rituel religieux.

Ainsi, par exemple dans le droit français, l’animal d’élevage destiné à la consommation qui impose des conditions d’abattage sans souffrance pourra selon l’usage:
-Être conventionnellement abattu avec étourdissement.
-Être rituellement égorgé en pleine conscience, sans insensibilisation
(viande Halal ou Casher).
Son agonie de quelques secondes à quelques minutes provoque des polémiques entre les défenseurs de la foi, de la loi et de l’éthique.

La révolution des sciences et des technologies
En ce début du XXI siècle les résultats concrets obtenus en neurobiologies, nanotechnologies et génétiques s’imposent dans plusieurs domaines d’application technologique et médicale.
Les prémices d’une mutation majeure s’annoncent. Accéléré par une intelligence artificielle de plus en plus rapide et puissante, la révolution scientifique qui s’opère, défile sous nos yeux sans que nous puissions avec certitude en évaluer toutes les conséquences positives ou négatives pour notre future.
Le transhumanisme, n’est plus une utopie de savant fou. Avec le transanimalisme dans son sillage, l’évolution manipulée des espèces va faire un bond en avant de plusieurs millions d’années. Avant la fin d’une décennie, deux au maximum, le chaînon manquant viendra combler l’état de conscience chez l’animal.

Les Religions face à l’évolution
Si L’homme et l’animal s’adapteront éthiquement, socialement et juridiquement à leur nouvel environnement commun pour le meilleur et pour le pire, c’est au coeur des préceptes religieux que ces transformations des espèces augmentées et fusionnées seront sans doute le plus difficile à concevoir. Aucun texte sacré n’est préparé à subir un tel bouleversement.
Comment un animal qui sera capable de réfléchir même aidé artificiellement, doté d’une conscience même minime, pourra-t-il encore être considéré comme une créature offerte par Dieu à l’homme, soumise et exploitée à son profit.
Comment l’unique fin d’existence terrestre d’un animal pourra-t-elle encore être réduite en poussière et disparaître éternellement dans le néant?

Comment l’homme pourra-t-il encore chasser, élever, tuer, abattre et sacrifier un animal tel qu’il soit pour en consommer sa chair.

Un beau débat en perspective sur la nouvelle définition du vivant, de l’hybride, du jugement de Dieu et du statut des âmes.

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