
Toma est de nationalité belge. En 2008, un conflit communautaire récurrent agite à nouveau son pays. La majorité linguistique flamande impose ses vues à la minorité francophone au détriment des droits des francophones. Le droit du sol opposé au droit de la langue.
Certains évoquent déjà la scission du pays.
Un peu plus de cent artistes sont invités à s’exprimer dans une exposition collective qui se déroule dans la commune de Jette, en région bruxelloise. Toma en fait partie.
Son père est flamand, sa mère wallonne, Toma est né à Bruxelles. C’est un sujet délicat qui demande réflexion. Pour illustrer son propos, la représentation graphique ne lui semble pas assez intense, il opte pour une installation. Ce sera « État provisoire ».
Il décrit l’œuvre comme suit :
« Les fils barbelés en noir et jaune évoquent la « ceinture flamande ».
Tenter de prendre la tenaille pour se libérer ne peut se réaliser qu’en se blessant. Malgré toutes les différences qui rassemblent et qui opposent, scinder la Belgique ne se fera pas sans douleur. »

Cette nouvelle forme d’expression est venue compléter ses réflexions.
Ses installations trouvent souvent leur origine dans des sujets de société.
L’objet se veut interpellant, il devient prétexte à débat.
- Photographe des Installations : Yves François